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TAÏRA Yoshihisa (1937-2005)

Silhouette homme
Biographie créée en septembre 2009

Éléments biographiques

Compositeur japonais né en 1937 à Tokyo et décédé en 2005.
Après une enfance imprégnée de musique occidentale et des études musicales à l'Université des arts de Tokyo, Yoshihisa Taïra se rend à Paris en 1966 où il est l'élève d'André Jolivet, Henri Dutilleux et Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Dans une fusion de l'Orient et de l'Occident, il revendique une esthétique fondée sur le chant, la nature et l'émotion liée à la prolifération du son dans le silence. Grand amoureux des instruments, il compose avec prédilection pour la flûte, la harpe et la percussion, mais aussi pour l'orchestre et diverses formations de chambre. Parmi ses œuvres les plus marquantes, citons la série des Hiérophonies (1969-1974), Sublimation (1971), Maya (1972), Chromophonie (1973), Méditations (1977), Érosion I (1980), Flautissimo (1988), Ji-ku Jinkan (1999), Diffraction (1996), Réminiscence (1998), Monodrame IV (2002) et Retour (2003). Il a enseigné la composition à l'École normale de musique de Paris jusqu'à la fin de sa vie.

Ressources Cdmc

Yoshihisa Taïra est né à Tokyo en 1937. Issu d'une famille aisée, il grandit dans un univers imprégné de musique occidentale : Mozart, Chopin que jouait sa sœur au piano, mais aussi le jazz que pratiquait son père. À seize ans, il est bouleversé à l'écoute de La Cathédrale engloutie de Claude Debussy. Ainsi est née sa fascination pour ce compositeur, et plus largement pour la musique française avec la découverte notamment de Ravel, Honegger. Il écoute également Stravinsky, Schoenberg et Webern pour se familiariser avec des techniques d'écriture plus récentes, mais la pensée dodécaphonique ne lui convient nullement, préférant la liberté, il se sent en accord avec l'art musical français. Dès lors, il perfectionne sa connaissance de la culture française, non seulement en musique, mais aussi en peinture et littérature (Hugo, Rimbaud, Verlaine) et n'a de cesse de venir étudier en France. Ce désir est renforcé par sa rencontre avec les musiques d'André Jolivet et d'Olivier Messiaen. Après des études de piano tout d'abord, puis d'écriture et de composition à l’Université nationale des beaux-arts et de la musique de Tokyo avec Ikenouchi Tomojiro, il obtient une bourse du gouvernement français et arrive à Paris en 1966. Il entre la même année au Conservatoire de Paris dans la classe d'André Jolivet, qui détecte en lui un talent exceptionnel. Il travaille également avec Henri Dutilleux et assiste au cours d'analyse d'Olivier Messiaen. Encore étudiant, il reçoit déjà des commandes et enchaîne les créations ; il s'installe ainsi en France et ne retourne que rarement au Japon.

Son œuvre de plus de quatre-vingts opus lui a valu de nombreux prix : en 1971, le premier prix Lily Boulanger, puis en 1974, le Grand Prix de composition de la Sacem ainsi qu'en 1985, le prix Florent Schmidt de l'Académie des beaux-arts. En 1982, il est primé à la Tribune internationale des compositeurs de l'Unesco. Ses œuvres ont été créées par les principaux festivals et institutions de musique contemporaine : le Domaine musical, l'Itinéraire, l'Ensemble intercontemporain, l'Orchestre national de France, les festivals de Royan, Metz, Orléans, Strasbourg, Avignon, Tokyo, New York, Darmstadt, Berlin, Amsterdam, Tanglewood et bien d'autres encore.
Yoshihisa Taïra a également enseigné la composition à l'École normale de musique de Paris de 1984 jusqu'à sa mort, survenue le 13 mars 2005.
 
C'est en France qu'il prend conscience de l'importance de sa culture japonaise. Lorsqu'il était encore au Japon, il a principalement été influencé par Toru Takemitsu dont il suit les conseils, et par Miyoshi. Il s'intéresse également à Yoritsume Matsudaïra (le père) et Mayuzumi, surtout pour leur traitement de l'orchestre et non pour la question de l'osmose culturelle. Une fois loin de son pays natal, cette problématique s'impose de fait à lui. Il réalise aussi la place essentielle que tient la musique traditionnelle japonaise. Ses premières œuvres s'inscrivent, selon le compositeur, dans une esthétique et une écriture néo-classiques et bartokiennes. Il n'a conservé que peu d'œuvres de cette période : par exemple son Quatuor à cordes (1962), Trois fragments symphoniques pour soprano et orchestre (1965) et sa Sonate pour violon seul (1968). C'est un spectacle de théâtre bunraku, auquel il assiste en 1968 à l'Odéon, qui semble avoir déclenché une remise en question profonde chez Yoshihisa Taïra. Ainsi, redécouvrant les sons, les images et les impressions de sa propre culture, sa musique des années 1969-1971 devient plus japonaise, reflétant la lutte intérieure, le conflit où s'affrontent cultures japonaise et occidentale. La série des Hiérophonies (1969-1975) peut être considérée à ce titre comme charnière dans la carrière de Taïra, et peut constituer la genèse de toute son œuvre. Hiérophonie IV (1971) pour quatre flûtes est le témoin le plus évident de cette période de conflit culturel ; elle est le résultat, dans une parfaite osmose, de sa réflexion sur les nouvelles techniques de la flûte Böhm et de souvenirs vivaces des flûtes traditionnelles en bambou. Dans le même esprit, mais entremêlant contrepoint et verticalité rythmique, il compose la même année Fusion pour flûtes et percussion. Dans ces deux œuvres, le compositeur confie avoir mis toute sa sensibilité orientale de façon assez consciente, de manière à exorciser cette dualité qui deviendra par la suite plus naturelle et surtout sera vécue plus sereinement par le compositeur. Toujours dans la même veine, on peut citer Maya pour flûte basse (1972) ; dans cette pièce très souvent jouée sont mêlés divers effets propres au shakuachi et au shô entrecoupés de cris violents.
Yoshihisa Taïra forge à cette époque les principaux traits de son langage et de sa pensée musicale qui innerveront désormais toute son œuvre ; toutefois l'évolution de son style a été lente et progressive. Ses œuvres des années 1970 subissent également l'influence des tendances de l'époque. Ainsi, il repousse à l'extrême les limites de la technique instrumentale, utilise largement les nouveaux modes de jeu et effets particuliers comme, par exemple, dans Dioptase pour trio à cordes (1972). Il explore également les nouvelles sonorités aux frontières du bruit, comme le cri humain qu'il emploie très fréquemment au point de devenir en quelque sorte une signature ; outre dans Maya, on le retrouve dans Ignescence pour deux pianos et percussion (1972), Hiérophonie V pour six percussionnistes (1976), Convergence I (1975) pour marimba. Mais toute virtuosité instrumentale ou utilisation de techniques complexes est toujours introduite avec une réelle nécessité musicale et expressive. De plus, le compositeur s'attache toujours à faciliter le chemin de l'interprète vers le cœur de l'œuvre, non seulement à travers une écriture toujours respectueuse de l'instrument, mais aussi en utilisant un système de notation le plus compréhensible possible – chaque œuvre générant sa propre notation.
 
La période suivante de son œuvre commence avec Méditations pour orchestre (1977). Par sa maturité d'écriture, cette pièce est à la fois le prolongement de la pensée des Hiérophonies et l'aboutissement de son travail autour des couleurs de l'orchestre et du développement de son écriture orchestrale dans ses précédentes œuvres pour orchestre symphonique comme Hiérophonie III (1969), Chromophonie (1973) et Sonomorphie (1975). Sa parfaite maîtrise de l'orchestration trouve ensuite son épanouissement dans son concerto pour flûte Érosion I (1980). À cette époque Taïra explore également des formations plus marginales telles que Campanella pour trois ou cinq cloches (1978), Prélude bleu pour flûte en sol, harpe et basson (1978), Computation pour récitants enfants et adultes, chœur d'enfants et orchestre (1980),  Au Puits de l'épervier musique de théâtre musical pour bande, une chanteuse, une flûte et deux percussions (1983).
 
Jusque dans ses dernières œuvres, le style de Yoshihisa Taïra garde toute sa cohérence et sa continuité. Retenons quelques traits caractéristiques et sources d'inspiration qui lui sont propres.
L'intuition est très souvent évoquée par le compositeur comme source importante d'inspiration. Ainsi, sa musique méditative dans l'esprit, offre le plus souvent l'impression d'un caractère intuitif, voire d'improvisation, mais toujours en s'inscrivant dans un cadre temporel défini.
Le silence tient également une place prépondérante dans sa musique. Yoshihisa Taïra rapproche la notion de silence en musique du concept japonais de ma qui correspond au vide qui existe entre deux objets, la façon d'être de ce vide-espace donne la raison d'être des deux objets. Son et silence sont indissociables ; les sons entourant le silence en déterminent la qualité et la fonction, définissant ainsi de multiples types de silence. Le compositeur désire entendre le silence vivant, un silence doué d'un souffle de vie.
La nature est aussi pour Yoshihisa Taïra une source importante d'inspiration, une référence absolue selon le compositeur. Il peut soit retenir une image, une vision particulière, soit s'inspirer de la complexité de la nature, de ses formes ou modes d'organisation et de transformations. À la nature, il emprunte aussi son univers de contrastes : contraste entre méditation et violence expressive, contraste entre registres instrumentaux ou encore utilisation d'instruments à tessiture extrême.
Son rapport à la nature s'inscrit dans une certaine forme de religiosité. Si le compositeur peut qualifier sa musique de mystique et évoquer une musique religieuse, cela est à comprendre dans le sens du terme qu'employait André Jolivet, à savoir plus panthéiste et spirituelle. Toujours selon le compositeur, sa musique entretient des rapports spirituels avec l'homme, la nature, le cosmos ; il estime qu'une œuvre ne touche l'auditeur que par sa seule vérité spirituelle.
Profondément lié à la spiritualité, l'aspect mélodique est prépondérant dans sa musique, plus précisément ce chant instinctif, intérieur d'une prière que le compositeur évoque si souvent. Si toute l'attention est portée à la ligne mélodique, au lyrisme, tout le long de son œuvre, paradoxalement, Yoshihisa Taïra a très peu composé pour la voix ; mais, grand amoureux des instruments, il accorde une place privilégiée à la percussion, la harpe et surtout la flûte. Le choix de cet instrument, central dans son œuvre, a été, d'après le compositeur, inconscient, guidé par ses souvenirs d'enfance de shakuhachi. La flûte, instrument de la prière au Japon, est pour lui une voix humaine, un cri, un gémissement. Comme le remarque le flûtiste Pierre-Yves Artaud, ami du compositeur, la carrière de Yoshihisa Taïra commence et finit avec le souffle de la flûte traversière : de Hiérophonie IV (1971) à sa dernière œuvre Ambre pour deux flûtes (2003).

Sauf mention contraire, les partitions de Yoshihisa Taïra sont éditées par :
Éditions musicales Transatlantiques ;
Rideau rouge.

 
1962
Quatuor à cordes
[Partition inédite]
 
1963
Trois mélodies d'après Kikatsu pour soprano et piano
Textes du poète Kanai Choku
[Partition inédite]
 
 
1964
Trio pour violon, violoncelle et piano
[Partition inédite]
 
Trois mélodies d'après Kodoku pour soprano et piano
Textes de Kanai Choku
[Partition inédite]
 
 
1965
Mouvement symphonique pour orchestre
[Partition inédite]
 
Trois fragments symphoniques pour soprano et orchestre
Textes de la poétesse Kazuko Shiraishi
[Partition inédite]
 
 
1967
Sonate pour violon seul
12 min
Création : 02/1968 – Shizuko Ishii. France, Paris, CNSM, concert d'élèves
 
1968
Sonate pour alto seul
[Partition inédite]
 
 
1969
Hiérophonie I pour 4 violoncelles
11 min
Création : 09/05/1971. France, Paris, concert d'étudiants étrangers
 
Hiérophonie III pour orchestre
14 min
Création : 14/12/1970 – Orchestre du CNSMD de Paris, direction Alain Pâris. France, Paris, Salle Gaveau
 
 
1970
Hiérophonie II pour 15 instruments
16 min
Création : 16/06/1970 – direction Yoshihisa Taïra. France, Paris, salle Cortot
 
 
1971
Fusion pour 2 flûtes et 3 percussions
14 min
Création : 25/05/1971 – Pierre-Yves Artaud, Arlette Leroy-Biget, Vincent Bauer, Françoise Gagneux, direction Boris de Vinogradov
 
Hiérophonie IV pour 4 flûtes (un instrumentiste)
22 min
Création : 30/01/1972 – Pierre-Yves Artaud. France, Rennes, Maison de la culture 
 
Sonomorphie I pour piano
11 min
Création : 1971
 
Sonomorphie II pour voix, hautbois, violoncelle, harpe et percussions
12 min
Création : 21/02/1972 – Ensemble du Domaine musical, direction Yoshihisa Taïra. France, Paris, concert du Domaine musical
 
Stratus pour flûte, harpe et 22 cordes
12 min
Création : 01/1972 – Orchestre du CNSMDP, direction Yves Lemonnier. France, Rennes, Théâtre municipal
 
Stratus, version pour flûte, harpe
12 min
Création : 04/06/1973 – Pierre-Yves Artaud, Sylvie Beltrando. France, Paris, Carré Thorigny, concert d'inauguration de l'ensemble Itinéraire
 
Sublimation pour harpe seule
7 min 10 s
Création : 10/1971 – Sylvie Beltrando. France, Levallois
 
 
1972
Dioptase pour trio à cordes
11 min
Création : 07/02/1974 – Trio à cordes de Paris. France, Paris, Maison de l'ORTF, studio 105
 
Ignescence pour 2 pianos et percussion
20 min 30 s
Création : 30/03/1972 – Jacqueline Méfano, Hakon Austbö, StomuYamash'ta. France,
9ème Festival international d'art contemporain de Royan
 
Maya pour flûte basse (ou flûte alto en sol)
6 min
Création : 09/02/1972 – Pierre-Yves Artaud. France, Paris, Maison de l'ORTF, émission « Lever du rideau »
 
 
1973
Chromophonie pour orchestre
27 min
Création : 22/05/1974 – Orchestre de l'ORTF Alsace, direction Roger Albin. France, Strasbourg, Musique de notre temps
 
Luisances pour 2 ondes Martenot, guitare électrique et percussions
11 min
Création : 23/03/1973 – Ensemble d'instruments électroniques de l'Itinéraire. France, Orléans, Semaines musicales internationales d'Orléans
 
Radiance pour piano solo et 13 instrumentistes
11 min
Création : 25/11/1973 – Pierre-Laurent Aimard, Ensemble européen de musique contemporaine, direction Michel Tabachnik. France, Metz, Palais des sports,  2e Rencontres internationales de musique contemporaine de Metz
 
 
1974
Éveil pour hautbois et harpe
10 min
Création : 23/03/1974 – Jean-Claude Malgoire, Francis Pierre. France, Royan, 11ème Festival international d'art contemporain de Royan
 
Hiérophonie V pour 6 percussionnistes
17 min
Création : 25/03/1975 – Les percussions de Strasbourg. France, Royan, 12ème Festival international d'art contemporain de Royan
 
Pentalpha pour flûte, clarinette, contrebasse, percussion et marimba
11 min
Création : 12/07/1974 – Tokyo Quintet. Japon, Tokyo
 
 
1975
Convergence I pour marimba seul (à 5 octaves)
11 min
Création : 1976 –Keiko Abe
[Il existe une version pour marimba à 4 octaves]
 
Sonomorphie III pour orchestre
14 min
Création : 23/03/1976 – Orchestre philharmonique des Pays de la Loire, direction Jean-Claude Casadesus. France, 13ème Festival international d'art contemporain de Royan
 
 
1976
Cléa pour 12 cordes
12 min
Création : 04/08/1976 – Orchestre régional Provence-Côte d'Azur, direction Yoshihisa Taïra. France, Saint-Maximin, basilique, 4es Fêtes musicales de la Sainte-Baume
 
Convergence II pour contrebasse
16 min
Création : 26/03/1976 – Fernando Grillo. France, Royan, 13e Festival international d'art contemporain de Royan
 
Convergence III pour violon
7 min
Création : 17/06/1976 – Devy Erlih.
 
Interférences I pour 2 violoncelles
10 min
Création : 21/03/1976 – Siegfried Palm, Alain Meunier. France, Royan, Festival international d'art contemporain de Royan
 
 
1977
Méditations pour orchestre
33 min
Création : 15/12/1978 – Orchestre national de France, direction Marc Soustrot. France, Paris, Maison de Radio France
 
Trans-apparence pour orchestre de 29 musiciens
14 min
Création : 07/10/1977 – Ensemble intercontemporain, direction Michel Tabachnik. France, Paris, Ircam, Passage du XXe siècle
 
 
1978
Campanella pour 3 ou 5 cloches variées
10 min
[Musique environnementale pour la fontaine de la Défense]
Création : France, Paris, musée national d'Art moderne
[Partition inédite]
 
Fu-Mon (Trace du vent sur le sable) pour quatuor de flûtes
10 min
Création : 06/1978 – Quatuor de flûtes Arcadie (Pierre-Alain Biget, Pierre-Yves Artaud, Arlette Leroy-Biget, Nicolas Brochot). France, Aix-en-Provence
 
Prélude bleu pour flûte en sol, harpe et basson
6 min 30 s
Création : 04/1978 – Christian Lardé, André Rabot, Marie-Claire Jamet. France, Paris, Maison de Radio France, France culture, émission  de Georges Léon
 
 
 
1980
Cadenza I, partie solo du concerto pour flûte et orchestre Érosion I
6 min
Création : 1980 – Pierre-Yves Artaud
 
Computation pour récitants enfants et adultes, chœur d'enfants et orchestre, musique radiophonique
[Partition inédite]
 
Dimorphie pour 2 percussions
14 min
Création : 13/11/1980 – Kikuchi Tomoko, Fujii.Mutsuko. Japon, Tokyo
 
Érosion I  pour flûte solo et orchestre
24 min
Création : 20/11/1980 – Pierre-Yves Artaud, Orchestre philharmonique de Lille, direction Jacques Mercier. France, Metz, Rencontres internationales de musique contemporaine de Metz
 
 
1981
Delta pour 12 instruments
12 min
Création : 11/03/1982 – Ensemble 2e2m, direction Fernand Quattrocchi. France, Paris, Ircam, Forum de la création
 
Pénombres I pour 1 ou 2 guitares et 12 cordes
10 min
Création : 12/10/1981 – Duo de guitares Horreaux-Tréhard, formation de chambre du NOP de Radio France, direction Vassil Kazandjiev. France, Paris, Maison de Radio France, musique de chambre
 
Ressac pour ensemble instrumental (13 musiciens)
10 min
Création : 04/12/1981 – Ensemble Musique vivante, direction Diego Masson. France, Orléans, salle de l'Institut, Semaines musicales internationales d'Orléans.
 
 
1982
Pénombres II pour contrebasse et piano
6 min
Création : 25/06/1984 – Marc Marder, Alain Planès. France, La Rochelle, Maison de la culture, salle bleue, Rencontres internationales d'art contemporain de La Rochelle
 
 
1983
Au puits de l'épervier, musique de scène, pour bande, chanteuse, flûte et deux percussions
80 min
D'après le poème de William Butler Yeats
Création : 24/07/1983 – Marie-Laure Weill-Raynal, Pierre-Yves Artaud, Gaston Sylvestre, Willy Coquillat, direction Yoshihisa Taïra, Groupe Ma danse rituel théâtre, Hideyuki Yano (conception, mise en scène et chorégraphie). France, Avignon, cloître des Célestins, Festival d'Avignon
[Partition inédite]
 
Moksa, Vimoksa pour orchestre
13 min
Création : 28/05/1983 – Orchestre national de France, direction Jacques Mercier. France, Paris, Maison de Radio France, grand auditorium, Perspectives du XXe siècle, Pourquoi pas une tradition
[Partition inédite]
 
 
1984
Monodrame I pour 1 percussionniste
15 min
Création : 10/12/1984 – Sylvio Gualda. France, Paris, Forum des percussions à Paris
 
Prolifération pour flûte octobasse et ensemble instrumental
18 min
Création : 20/01/1985 – Pierre-Yves Artaud, ensemble Musique oblique, direction Michel Swierczewski. France, Paris, Maison de Radio France, Perspectives du XXe siècle, Harry's follies (carte blanche à Harry Halbreich)
 
Tourbillon, pour 6 percussionnistes solo et orchestre
22 min
Création : 15/091984 – Percussions de Strasbourg, direction Theodor Guschlbauer. France, Strasbourg, festival Musica
 
Tourbillon, version pour 6 percussionnistes
14 min
Création : 1985
 
 
1986
Monodrame II pour basson
11 min
Création : 1987 – Alexandre Ouzounoff. France, Paris, Maison de Radio France
 
Synchronie pour 2 flûtes
13 min
Création : 1986 – Pierre-Yves Artaud, Robert Aitken. Canada, Toronto
[Il existe une transcription pour flûte et shakuhachi]
 
 
1987
Pénombres III pour harpe solo et ensemble instrumental
13 min
Création : 08/1987 – Quatuor Roussel. Festival de Gargilesse, Concours international de harpe de Gargilesse
 
Polyèdre pour orchestre
14 min
Création : 20/02/1993 – Orchestre national d'Ile-de-France, direction Jacques Mercier. France, Paris, Maison de Radio France, salle Olivier Messiaen, festival Présences
 
 
1988
Flautissimo pour 32 flûtes
7 min
Création : 19/12/1988 – Orchestre français de flûtes, direction de Pierre-Alain Biget. France, Rencontres internationales de musique contemporaine de Metz
 
Monodrame III pour guitare
12 min
Création : 1989 – Rafaël Andia. France, Angoulême
 
 
1989
Aiolos pour flûte en sol et harpe
10 min 45 s
Création : 1989 – Pierre-Yves Artaud, Sylvie Beltrando. France, Paris, Unesco, jardin japonais de Noguchi, festival Musica Viva
 
 
1990
Synergie pour 2 contrebasses
13 min
Création : 06/1990. France, CNSMD de Paris
 
 
1991
Pénombres IV pour flûte, clarinette, piano, violon et violoncelle
14 min
Création : 1991 – Atelier musique de Ville d'Avray, direction Jean-Louis Petit. France
 
 
1992
Hexaphonie pour sextuor à cordes
14 min
Création : 22/12/1992 – Sextuor à cordes de l'AIEC. France, Rendez-vous musique nouvelle
 
Trichromie pour 3 percussionnistes
14 min
Création : 25/10/1992 – Trio de percussions franco-brésilien. France, Orléans, Semaines musicales internationales d'Orléans
 
 
1993
Pentamorphe pour quintette à vent
11 min
Création : 06/11/1993 – Quintette à vent de l'Orchestre philharmonique de Radio France. France, Paris, Maison de Radio France, salle Olivier Messiaen, Espace contemporain.
 
 
1994
Facettes pour guitare électrique et ensemble instrumental
17 min
Création : 30/05/1994 – Claude Pavy, ensemble 2e2m, direction Paul Méfano. France, Paris, Centre Georges-Pompidou
 
Filigrane pour flûte et piano
12 min
Création : 16/10/1994. Italie, Spazio musica Cagliari
 
Pénombres V pour alto et piano
10 min
Création : 1995 – Michel Michalakakos, Martine Gagnepain. France, CNR de Boulogne-Billancourt
 
Sho-ro (Campanile) pour piano
8 min
Création : 01/1995 –Kyôko Hayashi. Japon, Yokohama
 
 
1996
Diffraction pour claviers (4 percussionnistes)
11 min
Création : 1996 – Percussions Rhizome. France, Perpignan, festival Aujourd'hui musiques
 
Divergence pour quatuor à cordes
15 min
Création : 09/10/1996 – Quatuor Arditti. France, Rouen, Octobre en Normandie
 
Pénombres VI pour saxophone et piano
10 min
Création : 10/1997 – Claude Delangle, Odile Delangle. Suède, Conservatoire royal de Stockholm
 
Zephuros pour flûte en sol et piano
9 min
Création : 24/02/1997 – Pierre-Yves Artaud, Kyôko Motono. France, Paris, Auditorium des Halles
 
 
1997
Saï-Sô pour orchestre
9 min
[Œuvre pédagogique]
Création : 21/08/1997 – Orchestre de jeunes musiciens réunis à l'occasion des Orchestrades de Brive 1997, direction Yoshihisa Taïra. France, Brive, Halle Georges-Brassens
 
 
1998
Réminiscence pour flûte solo et orchestre
Création : 13/03/1998 – Pierre-Yves Artaud, Orchestre de Caen, direction Olivier Cuendet. France, Caen, festival Aspects des musiques d'aujourd'hui
 
 
1999
Ji-ku Jinkan (Espace-temps-hommes) pour orchestre
35 min
Création : 4/02/2000 – Orchestre philharmonique de Radio France, direction Leif Segerstam. France, Paris, Maison de Radio France, salle Olivier Messiaen, festival Présence 2000 (Radio France)
 
Pianologie pour piano solo
13 min
 
 
2002
Monodrame IV pour vibraphone solo
Création : 18/03/2002 – Jean Geoffroy. Suisse, Genève, festival Archipel
 
Saï-Un pour orchestre
10 min 30 s
Création : 26/06/2002 – Orchestre de chambre de Mito, direction Seiji Ozawa. Japon, Mito, Salle Art Tower
 
 
2003
Ambre pour 2 flûtes
Création : 2003 – Carine Dupré, Pierre-Yves Artaud. Croatie, Lovran
 
Ennea pour ensemble instrumental (9 musiciens)
10 min 30 s
Création : 04/06/2003 – Ensemble contemporain du CNR de Reims, direction Alain Neveux. France, Reims
 
Retour pour soprano et ensemble instrumental
16 min
Création : 22/03/2003 – Yumi Nara, Ensemble orchestral contemporain, direction Daniel Kawka. France, Lyon, Les Subsistances, salle Paul Gremeret, Journées Grame

 

Éléments bibliographiques

CHEN Hui-Mei. Les sources d’inspiration et les influences dans la musique de Yoshihisa Taira. Thèse de doctorat en musicologie. Paris : université de Paris IV-Sorbonne, juin 2007, 388 p.
 
CHEN Hui-Mei. Étude comparative des œuvres vocales de Yoshihisa Taïra. Musimédiane, avril 2009, n° 4. Consultable sur : <http://www.musimediane.com/numero4/HMChen/index.html> (vérifié le 09/09/2009)
 
TAÏRA Yoshihisa, FIARD Olivier. Questions à Yoshihisa Taïra. Percussions, mars-avril 1998, n° 56 (vol. IX-2), p. 25-30 ; 35-37.
 
VERROUST Denis. Traversières Magazine, 1997, Numéro spécial III, 80 p. Numéro consacré à Yoshihisa Taïra.