L'identité américaine dans sa musique : de Aaron Copland à Steve Reich

Jeudi 20 Septembre 2007 - 00:00

Présentation de Pierre-Albert Castanet, professeur à l'Université de Rouen, professeur associé au Conservatoire de Paris - cnsmdp ; Daniel Caux, journaliste, essayiste, homme de radio ; Makis Solomos, musicologue, Université Montpellier 3 ; François Coadou, philosophe, professeur à l'Ecole Supérieure d'Art de Toulon-Provence-Méditerranée.

Animé par Philippe Lalitte, musicologue au LEAD de l'Université de Dijon.
Dans l'Amérique du XIXe construite par les immigrés de toutes nationalités, une musique nouvelle naît à l'image d'un nouveau monde. A la fois puritaine et rebelle, la société se construit sur les bases artistiques, philosophiques, culturelles de la vieille Europe, mais crée aussi ses dissidents idéalistes. Henry David Thoreau, philosophe transcendantaliste, admiré par John Cage, écrit « La désobéissance civile » qui inspira aussi Martin Luther King. A partir des années 1950 et 1960, dans un contexte social explosif, la musique « noire » et la musique « blanche » se démarquent, l'une vers l'expressionnisme, l'autre vers le minimalisme, d'autres brouillent l'écoute, réfutent le sérialisme européen. Cage introduit la notion de hasard dans ses partitions, Charles Ives expérimente des spatialisations d'orchestres. Steve Reich et George Crumb, dénoncent ou s'appuient sur les conflits fédéraux et internationaux. Les courants de la contre-culture américaine comme le rock, le folk, la pop, s'opposent au contexte politique et idéologique des années 1970... Musique et politique sont ainsi indissociables et liés étroitement pour forger l'identité culturelle américaine. Voilà le thème de ce débat animé par des musicologues, journalistes et philosophes.

Ecoutez les interventions :

Introduction par Philippe Lalitte

L'autre amérique : Ives, Cage et les transcendantalistes par Makis Solomos

La musique noire et le tournant des années 50-60 par Daniel Caux

La musique de la contre-culture américaine par François Coadou

Histoire sociale de la musique américaine par Pierre-Albert Castanet