Enregistrements mp3 des concerts-rencontres

 

 

Trois journées-rencontres (direction François Nicolas) organisées par le Cdmc, la Cité de la musique et le Conservatoire de Paris

Au seuil du XXIe siècle, de quoi la musique est-elle / peut-elle être / doit-elle être contemporaine ?
De quels autres arts, de quelles autres disciplines de pensée ?
Comment le cours actuel des différentes formes de pensée peut-il influer sur celui de la musique ?

De quoi la musique doit-elle être à l’écoute aujourd’hui dans ce qui s’annonce ici et ailleurs si elle veut se tenir à hauteur du nouveau temps qui, sourdement, se trame ?

En somme comment continuer d’œuvrer à « une musique dont l’esprit n’ait pas à rougir et qui fasse rougir l’esprit dominant » (Adorno) ?

I. Musique et architecture : De quel espace sensible la musique est-elle contemporaine ?
. samedi 25 novembre 2006
- Cité de la musique, salle des colloques

II. Musique et politique : De quel monde la musique est-elle contemporaine ?
. samedi 13 janvier 2007
- Cdmc, salle O. Messiaen

III. Musique et littérature : De quelle prose la musique est-elle contemporaine ?
. samedi 17 mars 2007 - Conservatoire de Paris, espace Maurice Fleuret

*****

Musique et architecture
De quel espace sensible la musique est-elle contemporaine ?

. samedi 25 novembre 2006  - Cité de la musique, salle des colloques
Rencontre organisée avec Philippe Boudon et le département de philosophie de Lille 3
avec la participation de N. Albertsen, P. Boudon, S. Bridoux, G. Engrand, P. Mariétan, C. de Portzampac, A. Sarfati

Par-delà les problèmes en matière d’architecture des salles de musique ou de spatialisation musicale, musique et architecture partagent-elles aujourd’hui quelques soucis ? Peuvent-elles faire dialoguer leurs recherches spécifiques, leurs sensibilités propres, leurs catégories ?
Architecturologie et musicologie peuvent-elles se frotter l’une à l’autre ? Échelle architecturale et tempo musical, parcours spatiaux et lignes d’écoute, espace et temps rendus sensibles ont-ils quelque chose à voir, à se dire dans les temps en cours ?

Concert à 20h : Steve Reich
Orchestre Philharmonique de Radio France - Synergy Vocals - Brad Lubman, direction

Cette journée sera précédée d’une rencontre
. le 24 novembre 2006 - Lille 3 : « Musique/architecture : et la philosophie ? »

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1/ - introduction - 1h31'12 (10,7 Mo)
2/ - A. Soulez - 51'33 (6,05 Mo)
3/ - S. Bridoux - 47'23 (5,57 Mo)
4/ - P. Boudon - 1h06'45 (7,84 Mo)
5/ - G. Engrand - 1h13'44 (8,66 Mo)
6/ - P. Marietan - 1h08'45 (8 Mo)

1/ - introduction - 1h31'12 (85,5 Mo)
2/ - A. Soulez - 51'33 (48,34 Mo)
3/ - S. Bridoux - 47'23 (44,43 Mo)
4/ - P. Boudon - 1h06'45 (62,58 Mo)
5/ - G. Engrand - 1h13'44 (69,13 Mo)
6/ - P. Marietan - 1h08'45 (64,46 Mo)

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Renseignements
Cdmc
16 place de la Fontaine aux Lions
75019 Paris
Tel : (+33) 01 47 15 49 86
Fax : (+33) 01 47 15 49 89
Courriel : cdmc@cdmc.asso.fr
Site : www.cdmc.asso.fr
Cité de la musique
221 avenue Jean Jaurès
75019 Paris
Site : www.cite-musique.fr
Conservatoire de Paris
209 avenue Jean Jaurès
75019 Paris
Site : www.cnsmdp.fr
M : Porte de Pantin

Le projet de recherche « Dramaturgie Musicale Contemporaine en Europe » est né au sein de l’équipe d’accueil « Esthétique, musicologie et créations musicales » du Département de Musique de l’Université de Paris 8 et il est financé par l’Agence Nationale de la Recherche. Ce projet se déploie à travers une série de quatre colloques consacrés à l’étude de la scène dramatique musicale d’aujourd’hui. Ainsi, après une « ouverture » en 2006 (à l’Institut National d’Histoire de l’Art) sur les différentes esthétiques qui se sont affirmées dans la pratique théâtrale entre les années 1960 et les années 1980, les éditions 2006, 2007 et 2008 se proposent d’aborder la question selon trois axes principaux : le rapport entre écriture musicale et scène théâtrale ; la parole (voix, texte, contenu) ; les lieux et les interprètes.

Le style, la conception harmonique, les processus compositionnels, l’écriture vocale, peuventils « dessiner » une scène dramatique ? Dans quelle mesure aujourd’hui est-il important de connaître les exigences de la scène théâtrale pour réussir une oeuvre destinée à une représentation ? Quelques hypothèses seront esquissées à partir de l’étude d’oeuvres du répertoire du XX siècle jusqu’à nos jours.

. jeudi 23 novembre 2006
Musique tonale, modale, atonale, dodécaphonique, sérielle, aléatoire, répétitive, spectrale : la même scène dramatique ?
. à 9h30 Présentation par Giordano Ferrari
. à 9h45 Jean-François Trubert (Musicologue, Nice)
Le tableau 5 du Mahagonny-Songspiel de Kurt Weill et Bertolt Brecht : Gestus musical et mise en scène
. à 10h30 Jean-Paul Olive (Université de Paris 8)
Interruption et continuité dans le Wozzeck de Berg. L’expression questionnée.
. à 11h15 Pause
. à 11h30 David Osmond-Smith (Sussex University)
Pensée vocale et pensée instrumentale dans le théâtre musical du vingtième siècle: dialogue ou monologues parallèles?
. à 12h15 Angela Ida De Benedictis (Musicologue, Bâle)
Série-personnages, ou les intervalles au service du drame : Intolleranza 1960 de Nono et l’histoire d’une rencontre ratée.

. à 14h30 Max Noubel (CRAL EHESS, Paris),
«What do I say ? How do I say ?» What Next ? d’Elliott Carter
. à 15h15 Nicholas Till (Sussex University)
Modernism, anti-humanism and the aporias of opera in the 20th century
. à 16h Pause
. à 16h15 Table ronde : Gianfranco Vinay (Université Paris 8),
Gérard Pesson (compositeur) et les intervenants de la journée.
Modérateur : Alain Poirier (Conservatoire National Supérieur deParis).

. vendredi 24 novembre 2006
L’idée d’espace dans la musique et les nouvelles technologies sont-elles des éléments originaux au service de l’écriture dramatique ?
. à 9h30 Dörte Schmidt (Hochschule für Musik and Darstellende Kunst Stuttgart)
Helmuth Lachenmann’s «Mädchen mit den Schwefelhölzern» and the dramatugy of space
. à 10h15 Bruno Bossis (Université de Rennes 2)
La technologie et le drame musical : dématérialisation de
processus acoustiques ou retournement esthétique ?
. à 11h Pascal Decroupet (Université de Nice)
Espaces externes, espaces internes : élargissements du champ d’action et de conscience par l’utilisation de moyens électroacoustiques dans « Votre Faust » et dans « Die Soldaten »
. à 11h45 Pause
. à 12h Discussion. Modérateur : Martin Laliberté

Croisements et interactions avec les formes théâtrales : théâtre instrumental, théâtre musical, musique pour le théâtre, théâtre pour la musique.
. à 14h30 Bjorn Heile (Sussex University)
‘Music for Open Eyes: Mauricio Kagel’s «Instrumental Theatre»
. à 15h15 Minas I. Alexiadis (Assistant Professor, University of Athens)
20th century operas based on Ancient Greek Drama
. à 16h Crista Mittelsteiner (Chercheur associé au CNRS)
Théâtre e(s)t musique. Les partitions scéniques de Christoph Marthaler
. à 16h45 Pause
. à 17h Table ronde avec Antoine Gindt (T&T) et les intervenants de l’après-midi.
Modérateur : Evan Rothstein (Université de Paris 8).

Site : www.dmce.org

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1/ - Table ronde du 23 novembre : G. Vinay, G. Pesson et les intervenants de la journée - Modérateur : Alain Poirier - 56'14 (6,59 Mo)
2/ - Discussion : intervenants du matin - Modérateur : Martin Laliberté - 48'55 (5,73 Mo)
3/ - Table ronde du 24 novembre : Antoine Gindt et les intervenants de l’après-midi - Modérateur : Evan Rothstein - 1h07'54 (7,96 Mo)

1/ - Table ronde du 23 novembre : G. Vinay, G. Pesson et les intervenants de la journée - Modérateur : Alain Poirier - 56'14 (52,85 Mo)
2/ - Discussion : intervenants du matin - Modérateur : Martin Laliberté - 48'55 (45,97 Mo)
3/ - Table ronde du 24 novembre : Antoine Gindt et les intervenants de l’après-midi - Modérateur : Evan Rothstein - 1h07'54 (63,82 Mo)

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Journée du 12 octobre 2006 - Coorganisé par l'Itinéraire, le CDMC, le CRETM, sous la responsabilité de Danielle Cohen-Levinas

Cette Journée se propose, sur un mode responsorial, de donner la parole à des compositeurs afin que chacun d'entre eux retrace ce que l'on pourrait appeler une généalogie esthétique à l'oeuvre dans leurs parcours, leurs préoccupations et leurs devenirs. Il s'agit d'établir une sorte de cartographie des sensibilités musicales contemporaines confrontés à une dimension historique dont les compositeurs exprimeraient eux-m∆mes les zones de convergences et de divergences.

. 9h30-12h30
Matinée avec Frédéric Verrières, Yann Robin, Mauro Lanza
répondant : Michæl Levinas
Présidence : Jean-Loup Graton

. 14-17h
Après-midi avec Frédéric Durieux, Jean-Luc Hervé, Philippe Leroux
Répondant : Philippe Hurel
Présidence : Danielle Cohen-Levinas

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1/ - D. Cohen-Lévinas : présentation - 1'50 (0,21 Mo)
2/ - J-L. Graton : introduction - 2'37 (0,30 Mo)
3/ - Y. Robin/M. Lévinas - 38'11 (4,46 Mo)
4/ - F. Verrières/M. Lévinas - 44'28 (5,2 Mo)
5/ - M. Lanza/M. Lévinas - 38'56 (4,55 Mo)
6/ - F. Durieux/Ph. Hurel - 56'42 (6,63 Mo)
7/ - J-L. Hervé/Ph. Hurel - 45'07 (5,27 Mo)
8/ - Ph. Leroux/Ph. Hurel - 55'18 (6,46 Mo)

1/ - D. Cohen-Lévinas : présentation - 1'50 (1,72 Mo)
2/ - J-L. Graton : introduction - 2'37 (2,46 Mo)
3/ - Y. Robin/M. Lévinas - 38'11 (35,81 Mo)
4/ - F. Verrières/M. Lévinas - 44'28 (41,69 Mo)
5/ - M. Lanza/M. Lévinas - 38'56 (36,52 Mo)
6/ - F. Durieux/Ph. Hurel - 56'42 (53,16 Mo)
7/ - J-L. Hervé/Ph. Hurel - 45'07 (42,31 Mo)
8/ - Ph. Leroux/Ph. Hurel - 55'18 (51,85 Mo)

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. le jeudi 6 octobre 2005 à 18h - Cdmc

Sur la nécessité (ou non) de publier des revues de musique contemporaine aujourd’hui
Rencontre proposée par Jean-Marc Chouvel (Université de Reims) et Nicolas Donin (Ircam-Centre Pompidou)

Pas de musique d’avant-garde sans revue ? De la Neue Zeitschrift de Schumann à Musique en jeu en passant par La Revue Musicale ou die reihe, les exemples ne manquent pas, qu’il s’agisse des organes de diffusion d’une esthétique et d’un groupe déterminé, ou de tribunes ouvertes à tous les vents d’une actualité. Mais il faut croire que la musique contemporaine, en même temps qu’elle prenait congé de l’idéologie avant-gardiste, a perdu précisément de son « actualité » : en France du moins, on a pu voir disparaître au cours des vingt-cinq dernières années une bonne partie des revues consacrées à la musique contemporaine, sans que d’autres prennent le relais.
Quelques signes de renouveau pourtant : depuis quelques années, de nombreuses revues d’art et de théorie consacrent des numéros thématiques à la musique contemporaine (Critique, les Cahiers de médiologie, etc.) ; des revues en ligne apparaissent ; Musica Falsa, fondée en 1997, s’inscrit dans la durée ; en 2005, un groupe de musicologues fonde Filigrane et l’Ircam lance sa nouvelle revue (à la fois papier et multimédia), L’inouï.
Quoi de neuf dans ces projets ? Quelles lignes éditoriales, quelle conception de la contemporanéité musicale, quelle relation avec les expériences passées ? Ce sont les questions qui seront posées aux acteurs de cette histoire.

Première partie : Rétrospections
Introduction par Jean-Marc Chouvel et Nicolas Donin
Musique en jeu : entretien avec Jean-Pierre Derrien
Contrechamps : entretien avec Philippe Albéra

Deuxième partie : Que faire ?
Table-ronde animée par Gérard Gromer (France Culture) :
Jean-Marc Chouvel pour Musimédiane
Gloria Collado pour Doce Notas et Doce Notas Preliminares (Madrid)
Nicolas Donin pour L’inouï, revue de l’Ircam
Bastien Gallet pour Musica Falsa
Jonathan Goldman pour Circuit. Musiques contemporaines (Montréal)
Makis Solomos pour Filigrane

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1/ - J-M. Chouvel : introduction - 6'26 (0,75 Mo)
2/ - N. Donin : rétrospections - 15'03 (1,77 Mo)
3/ - Ph. Albéra : Contrechamps - 17'48 (2,09 Mo)
4/ - J-P. Derrien : Musique en jeu - 11'36 (1,36 Mo)
5/ - N. Donin/Ph. Albéra/J-P. Derrien : question sur les lecteurs - 6'58 (0,82 Mo)
6/ - G. Gromer : présentation de la table ronde - 8'17 (0,97 Mo)
7/ - B. Gallet : Musica Falsa - 11'41 (1,37 Mo)
8/ - Makis Solomos : Filigrane - 14'53 (1,75 Mo)
9/ - Jonathan Goldman : Circuit - 11'36 (1,36 Mo)
10/ - Gloria Collado : Doce Notas et Doce Notas Preliminares - 12'47 (1,50 Mo)
11/ - Nicolas Donin : L’inouï, revue de l’Ircam - 9'28 (1,11 Mo)
12/ - Jean-Marc Chouvel : Musimédiane - 6'30 (0,76 Mo)
13/ - Conclusion et réactions du public - 3'30 (0,41 Mo)

1/ - J-M. Chouvel : introduction - 6'26 (3,02 Mo)
2/ - N. Donin : rétrospections - 15'03 (7,06 Mo)
3/ - Ph. Albéra : Contrechamps - 17'48 (8,34 Mo)
4/ - J-P. Derrien : Musique en jeu - 11'36 (5,44 Mo)
5/ - N. Donin/Ph. Albéra/J-P. Derrien : question sur les lecteurs - 6'58 (3,27 Mo)
6/ - G. Gromer : présentation de la table ronde - 8'17 (3,88 Mo)
7/ - B. Gallet : Musica Falsa - 11'41 (5,48 Mo)
8/ - Makis Solomos : Filigrane - 14'53 (6,98 Mo)
9/ - Jonathan Goldman : Circuit - 11'36 (5,44 Mo)
10/ - Gloria Collado : Doce Notas et Doce Notas Preliminares - 12'47 (6 Mo)
11/ - Nicolas Donin : L’inouï, revue de l’Ircam - 9'28 (4,44 Mo)
12/ - Jean-Marc Chouvel : Musimédiane - 6'30 (3,05 Mo)
13/ - Conclusion et réactions du public - 3'30 (1,64 Mo)

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Renseignements
Cdmc
16 place de la Fontaine aux Lions
75019 Paris
Tel : (+33) 01 47 15 49 86
Fax : (+33) 01 47 15 49 89
Courriel : cdmc@cdmc.asso.fr
Site : www.cdmc.asso.fr

placées sous la direction de Pierre-Albert Castanet

. les 12, 13, 14 et 18 janvier 2005

 

 

. Mercredi 12 janvier 2005 10h-13h - Conservatoire de Paris, salle Ravel
Masterclasse publique* : Joëlle Léandre et Jean-Paul Céléa
autour des œuvres pour contrebasse de Giacinto Scelsi

. Jeudi 13 janvier 2005
. 10h-13h - Conservatoire de Paris, salon Vintheuil
Masterclasse publique* : Claude Delangle, saxophone et Jean-Noël Crocq, clarinette, autour des œuvres de Giacinto Scelsi

. Jeudi 13 janvier 2005 (suite)
. 14h30 - 18h
- Cdmc, salle Messiaen
Giacinto Scelsi et les arts
14h30 - Accueil des participants
14h45 - Introduction par Marianne Lyon et Pierre-Albert Castanet
15h - Luciano Martinis : Scelsi et la peinture
15h30 - Nicola Cisternino : Giacinto Scelsi - Constantin Brancusi : Vie parallèle
16h - Muriel Jaër : Entendre la danse avec Giacinto Scelsi
16h30 - pause
17h - Lecture de poèmes de G. Scelsi par Gwen Garnier-Duguy
Daniel Simon : La poésie de Giacinto Scelsi
17h30 - Sharon Kanach : Scelsi : Écritures
. à 18h30
- Cdmc, salle Messiaen
Concert Giacinto Scelsi
Ho pour voix solo - Armelle Orieux
Tre Pezzi pour saxophone ténor - Joël Versavaud
Preghiera per un ombra pour clarinette - Ivan Solano
Réveil Profond pour contrebasse - Yann Dubost
Sauh 1 & 2 pour deux voix - Armelle Orieux et Pascale Tardif
Manto pour alto solo - Lucia Peralta

. Vendredi 14 janvier 2005
. 10h - 13h
- Cdmc, salle Messiaen
L’œuvre et la pensée de Giacinto Scelsi
10h - Harry Halbreich : L’œuvre orchestrale
10h30 - Jean-Paul Dessy : S(u)ono Scelsi, techniques de l’être et du son dans l’écriture pour cordes
11h pause
11h30 - Christine Mennesson : Scelsi, le temps ou la respiration du son
12h - Irène Assayag : Le son dans l’œuvre de Scelsi
12h30 - Aurélie Allain : L’interaction du rite et de la musique dans l’œuvres de Scelsi
. 14h30 - 17h - Cdmc, salle Messiaen
Impacts et résonances de Giacinto Scelsi
14h30 - Danielle Cohen Levinas : Fondement d'une généalogie : Scelsi et l'esthétique de l'ensemble Itinéraire
15h - Thierry Alla : Scelsi, Murail/ondes croisées
15h30 : pause
16h - Pierre Michel : Textures et temps chez Scelsi et quelques autres compositeurs des années 1960-1970
16h30 - Nicolas Darbon : Scelsi, Kurtag/régression - expansion
. 17h30 Cdmc, salle Messiaen
Table ronde “ Scelsi aujourd’hui ”
avec Suzanne Giraud, Dominique Lemaître, Michaël Levinas, Paul Méfano, Gerard Pape, J.N. von der Weid, F. Mallet, M. Texier

. Mardi 18 janvier 2005 à 20h30 - Cité Internationale universitaire de Paris
Concert de l’ensemble l’Itinéraire : Giacinto Scelsi
Trio 1 pour violon, alto et violoncelle
Quatuor à cordes n°2 pour 2 violons, alto et violoncelle
Pranam II pour 2 flûtes, clarinette basse, cor, violon, alto, violoncelle, contrebasse et clavier électronique,
Direction, Kanako Abe

Entrée libre aux Journées, dans la limite des places disponibles
Masterclasses des 12 et 13 janvier : inscriptions des auditeurs libres auprès de Catherine Robin, au 01 40 40 45 58
Concert l’Itinéraire du 18 janvier : réservations au 01 43 13 65 96 - Tarifs : 10 € ; Étudiants : 5 € ; Résidents de la Cité universitaire : 3 €

Avec la participation et le soutien du Conservatoire de Paris-CNSMDP ; direction : Alain Poirier et la collaboration de l'Itinéraire.

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ATTENTION : pour des raisons de droits d'auteur, les extraits sonores diffusés pendant ces rencontres ont été retirés.

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1/ - Marianne Lyon : Avant-propos - 9'35 (1,12 Mo)
2/ - Giacinto Scelsi : Archive extrait 1 - 1'38 (0,19 Mo)
3/ - Pierre-Albert Castanet : Introduction - 12'27 (1,46 Mo)
4/ - Sharon Kanach : Scelsi - Écritures - 25' (2,94 Mo)
5/ - G. Scelsi Archive extrait 2 - 3'02 (0,35 Mo)
6/ - Jean-Baptiste Riffault : La poésie de Giacinto Scelsi - 21'24 (2,52 Mo)
7/ - Gwen Garnier-Duguy : Lecture de poèmes de G. Scelsi - 7'43 (0,91 Mo)
8/ - Muriel Jaër : Entendre la danse avec Giacinto Scelsi - 31'17 (3,68 Mo)
9/ - Luciano Martinis : Scelsi et la peinture - 30'32 (3,59 Mo)
10/ - Nicola Cisternino : Giacinto Scelsi/Constantin Brancusi : Vie parallèle - 21'30 (2,53 Mo)
11/ - Jean-Paul Dessy : S(u)ono Scelsi, techniques de l’être et du son dans l’écriture pour cordes - 17'20 (2,03 Mo)
12/ - Public : Réactions/Questions - 5'05 (0,6 Mo)
13/ - Harry Halbreich : L’œuvre orchestrale - 30'34 (3,6 Mo)
14/ - Christine Mennesson : Scelsi, le temps ou la respiration du son - 36'28 (4,29 Mo)
15/ - Irène Assayag : Le son dans l’œuvre de Scelsi - 23'41 (2,79 Mo)
16/ - Aurélie Allain : L’interaction du rite et de la musique dans l’œuvres de Scelsi - 11'23 (1,34 Mo)
17/ - Pierre Michel : Textures et temps chez Scelsi et quelques autres compositeurs des années 1960-1970 - 35'33 (4,18 Mo)
18/ - Thierry Alla : Scelsi, Murail/ondes croisées - 23'31 (2,77 Mo)
19 / - L. Martinis : Précision - 1'36 (0,19 Mo)
20/ - Danielle Cohen Levinas : Fondement d'une généalogie : Scelsi et l'esthétique de l'ensemble Itinéraire - 26'41 (3,14 Mo)
21/ - Nicolas Darbon : Scelsi/Kurtag - Régression/Expansion - 29'21 (3,45 Mo)
22/ - Table ronde : Suzanne Giraud - 13'56 (1,64 Mo)
23/ - L. Martinis/D. Cohen Levinas : Réactions - 6'49 (0,8 Mo)
24/ - P-A. Castanet/S. Giraud/L. Martinis : Octologos et symbolique du 8 - 12'13 (1,44 Mo)
25/ - Table ronde : Marc Texier - 16'26 (1,93 Mo)
26/ - Table ronde : Paul Méfano - 8'24 (0,99 Mo)
27/ - Table ronde : Gérard Pape - 7'14 (0,85 Mo)
28/ - Table ronde : Dominique Lemaître - 5'17 (0,62 Mo)
29 / - Table ronde : Nicola Cisternino - 11'21 (1,33 Mo)
30/ - Conclusion - 2'14 (0,26 Mo)

1/ - Marianne Lyon : Avant-propos - 9'35 (4,49 Mo)
2/ - Giacinto Scelsi : Archive extrait 1 - 1'38 (0,77 Mo)
3/ - Pierre-Albert Castanet : Introduction - 12'27 (5,84 Mo)
4/ - Sharon Kanach : Scelsi - Écritures - 25' (11,72 Mo)
5/ - G. Scelsi Archive extrait 2 - 3'02 (1,42 Mo)
6/ - Jean-Baptiste Riffault : La poésie de Giacinto Scelsi - 21'24 (10,03 Mo)
7/ - Gwen Garnier-Duguy : Lecture de poèmes de G. Scelsi - 7'43 (3,62 Mo)
8/ - Muriel Jaër : Entendre la danse avec Giacinto Scelsi - 31'17 (14,66 Mo)
9/ - Luciano Martinis : Scelsi et la peinture - 30'32 (14,31 Mo)
10/ - Nicola Cisternino : Giacinto Scelsi/Constantin Brancusi : Vie parallèle - 21'30 (10,08 Mo)
11/ - Jean-Paul Dessy : S(u)ono Scelsi, techniques de l’être et du son dans l’écriture pour cordes - 17'20 (8,13 Mo)
12/ - Public : Réactions/Questions - 5'05 (2,38 Mo)
13/ - Harry Halbreich : L’œuvre orchestrale - 30'34 (14,33 Mo)
14/ - Christine Mennesson : Scelsi, le temps ou la respiration du son - 36'28 (17,1 Mo)
15/ - Irène Assayag : Le son dans l’œuvre de Scelsi - 23'41 (11,1 Mo)
16/ - Aurélie Allain : L’interaction du rite et de la musique dans l’œuvres de Scelsi - 11'23 (5,34 Mo)
17/ - Pierre Michel : Textures et temps chez Scelsi et quelques autres compositeurs des années 1960-1970 - 35'33 (16,67 Mo)
18/ - Thierry Alla : Scelsi, Murail/ondes croisées - 23'31 (11,03 Mo)
19 / - L. Martinis : Précision - 1'36 (0,75 Mo)
20/ - Danielle Cohen Levinas : Fondement d'une généalogie : Scelsi et l'esthétique de l'ensemble Itinéraire - 26'41 (12,5 Mo)
21/ - Nicolas Darbon : Scelsi/Kurtag - Régression/Expansion - 29'21 (13,76 Mo)
22/ - Table ronde : Suzanne Giraud - 13'56 (6,53 Mo)
23/ - L. Martinis/D. Cohen Levinas : Réactions - 6'49 (3,2 Mo)
24/ - P-A. Castanet/S. Giraud/L. Martinis : Octologos et symbolique du 8 - 12'13 (5,73 Mo)
25/ - Table ronde : Marc Texier - 16'26 (7,7 Mo)
26/ - Table ronde : Paul Méfano - 8'24 (3,94 Mo)
27/ - Table ronde : Gérard Pape - 7'14 (3,39 Mo)
28/ - Table ronde : Dominique Lemaître - 5'17 (2,48 Mo)
29 / - Table ronde : Nicola Cisternino - 11'21 (5,32 Mo)
30/ - Conclusion - 2'14 (1,05 Mo)

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. jeudi 18 novembre à 18h - Cdmc
Iannis Xenakis, la musique de l’architecture
Textes, réalisations et projets architecturaux choisis, présentés et commentés par Sharon Kanach - Éditions Parenthèses

Table ronde dirigée par Raphaël de Vivo (directeur du Gmem et du festival « Les Musiques - Marseille ») avec : Elisabeth Chojnacka (claveciniste), Sharon Kanach (musicologue), Nouritza Matossian (biographe de Iannis Xenakis), Marie-Noël Rio (dramaturge), Makis Solomos (musicologue).

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1/ - Raphaël de Vivo : Introduction - 2'06 (0,24 Mo)
2/ - Sharon Kanach : présentation du livre - 3' (0,35 Mo)
3/ - R. de Vivo/Nouritza Matossian : Xenakis et l'architecture - 4'12 (0,49 Mo)
4/ - R. de Vivo/Makis Solomos : relation architecture-musique - 6'39 (0,78 Mo)
5/ - R. de Vivo/Elisabeth Chojnacka/M. Solomos : relations de travail avec Xenakis - 8'12 (0,96 Mo)
6/ - R. de Vivo/Marie-Noël Rio : Orestaïa - 5'40 (0,67 Mo)
7/ - R. de Vivo/S. Kanach/M. Solomos : polytopes - 9'03 (1,07 Mo)
8/ - R. de Vivo/N. Matossian : politique et nature - 3'23 (0,4 Mo)
9/ - R. de Vivo/S. Kanach : relations avec Le Corbusier - 5'24 (0,64 Mo)
10/ - N. Matossian/R. de Vivo : le pavillon Philips - 4'32 (0,53 Mo)

1/ - Raphaël de Vivo : Introduction - 2'06 (0,9 Mo)
2/ - Sharon Kanach : présentation du livre - 3' (1,4 Mo)
3/ - R. de Vivo/Nouritza Matossian : Xenakis et l'architecture - 4'12 (1,97 Mo)
4/ - R. de Vivo/Makis Solomos : relation architecture-musique - 6'39 (3,12 Mo)
5/ - R. de Vivo/Elisabeth Chojnacka/M. Solomos : relations de travail avec Xenakis - 8'12 (3,85 Mo)
6/ - R. de Vivo/Marie-Noël Rio : Orestaïa - 5'40 (2,66 Mo)
7/ - R. de Vivo/S. Kanach/M. Solomos : polytopes - 9'03 (4,25 Mo)
8/ - R. de Vivo/N. Matossian : politique et nature - 3'23 (1,59 Mo)
9/ - R. de Vivo/S. Kanach : relations avec Le Corbusier - 5'24 (2,54 Mo)
10/ - N. Matossian/R. de Vivo : le pavillon Philips - 4'32 (2,13 Mo)

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. le 22 octobre 2004 à 9h30 - Forum des images

Table ronde en prologue au Projet « Les noces de la musique et de l'image » organisées par le Centre de documentation de la musique contemporaine (Cdmc) en 2005-2006 dans le cadre des Rencontres Cinésong 2004

Quels outils de formation, création, et diffusion pour Le soutien aux formes émergentes?

Modérateurs : Marianne Lyon, Cdmc, et Jean-Baptiste Barrière, compositeur et artiste multimédia

Avec la participation de : Antoine Cassan, responsable nouvelle technologie de la Région Ile-de-France, Thierry Coduys, directeur de La Kitchen, société de production et de développement multimédia, Agathe Ottavie, de Dédale, nouvelles formes artistiques et nouveaux médias, Pascale Criton, compositeur, directeur artistique du projet Objets parallèles, Ensemble 2e2m, Patrick Millet, professeur de musique à l'image du Conservatoire national supérieur de Lyon, Daniel Terrugi, compositeur, directeur de la recherche à l'INA, directeur du GRM.

"Jamais musiques et images n'ont entretenu tant de relations. Cependant, les productions diffusées par les réseaux commerciaux classiques (cinéma, télévision, vidéo, etc.) restent très onventionnelles, peu créatives, notamment du point de vue formel. S'il existe des oeuvres, elles sont difficilement accessibles: quand elles sont diffusées, c'est principalement dans des festivals et des lieux spécialisés.
Pourtant, les outils de création actuels, incluant la synthèse et le traitement de l'image et du son, permettent l'émergence de nouvelles écritures et formes artistiques. De l'installation au spectacle, de l'interactivité à la virtualité en passant par la générativité, la question du dépassement des formes du cinéma ou du concert, se trouve constamment redéfinie par de nouveaux projets artistiques. Au delà des utopies du Gesammkunstwerk ou de la recherche de synesthésies, des démarches artistiques tentent d'assumer de manière responsables ces interactions créatives, et oeuvrent pour l'émergence de nouvelles formes artistiques.
Le Projet « Les noces de la musique et de l'image », à l'initiative du Cdmc, à travers un prologue dans le cadre des Rencontres Cinésong 2004 au Forum de Images, et plusieurs stations à travers la France en 2005-2006, seront l'occasion d'en dresser un tableau et d'en examiner de manière critique les enjeux artistiques, en particulier du point de vue musical. Cette première table ronde étudiera les problématiques de la création, de la formation à la diffusion. Le débat s'efforcera de dégager les forces et faiblesses des structures et dispositifs actuels et tentera de faire des propositions pour le futur."

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1/ - Marianne Lyon : Introduction - 6'14 (0,73 Mo)
2/ - Jean-Baptiste Barrière : Problématique** - 8'28 (0,99 Mo)
3/ - Pascale Criton : Transmodalitré sensorielle - 17'51 (2,09 Mo)
4/ - Daniel Terrugi : Historique institutionnel - 21'09 (2,48 Mo)
5/ - Thierry Coduys : La Kitchen et la recherche** - 16'12 (1,9 Mo)
6/ - M.L./J.B.B./T.C. : Précisions sur la Kitchen** - 8'41 (1,02 Mo)
7/ - Agathe Ottavie : Dédale - 6'47 (0,79 Mo)
8/ - Patrick Millet : La classe de musique à l'image - 12'50 (1,5 Mo)
9/ - Antoine Cassan : la DRAC - 12'58 (1,52 Mo)
10/ - Public : Arts plastiques** - 13'09 (1,54 Mo)
11/ - Public : Suivi des projets** - 18'47 (2,20 Mo)
12/ - Conclusion - 15'45 (1,85 Mo)

1/ - Marianne Lyon : Introduction - 6'14 (4,38 Mo)
2/ - Jean-Baptiste Barrière : Problématique** - 8'28 (5,95 Mo)
3/ - Pascale Criton : Transmodalitré sensorielle - 17'51 (12,55 Mo)
4/ - Daniel Terrugi : Historique institutionnel - 21'09 (14,87 Mo)
5/ - Thierry Coduys : La Kitchen et la recherche - 16'12 (11,40 Mo)
6/ - M.L./J.B.B./T.C. : Précisions sur la Kitchen** - 8'41 (6,11 Mo)
7/ - Agathe Ottavie : Dédale - 6'47 (4,77 Mo)
8/ - Patrick Millet : La classe de musique à l'image - 12'50 (9,03 Mo)
9/ - Antoine Cassan : la DRAC - 12'58 (9,12 Mo)
10/ - Public : Arts plastiques** - 13'09 (9,25 Mo)
11/ - Public : Suivi des projets** - 18'47 (13,21 Mo)
12/ - Conclusion - 15'45 (11,08 Mo)

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. le mardi 13 janvier 2004 de 9h30 à 18h - Ecole Normale Supérieure (45 rue d'Ulm - Paris 5e)
sous la direction de Laurent Feneyrou

Si notre société n’a de cesse de diviser les langages esthétiques et politiques, l’art éclaire l’ensemble des rapports sociaux par un langage autre, une altérité qui est aussi garante de sa pertinence politique. Ou, comme l’écrivait Erwin Piscator : “L’effet de propagande politique est le plus convaincant là où la forme artistique atteint la perfection.” La musique y serait moins une critique sociale qu’une critique musicale du social, disant idéologiquement la banale traduction de l’une en l’autre. “ Non pas musique ou théâtre documentaire, poésie, enquête ; non pas enregistrement ou acquiescement technologique ; non pas reddition à la puissance ou à la routine des mass media, mais un journal-illumination. Aucune mimèsis, aucun reflet. Aucune arcadie industrielle. Aucun naturalisme populiste ou populaire. Seulement une idée-musique sémantiquement précise sur l’homme d’aujourd’hui dans le lieu de sa servitude-libération ; la négation de la négation fixée en une forme, dans l’engagement à dépasser toute partialité subjective ou objective, partialité aujourd’hui si dominante, et pas seulement dans la musique…”, écrivait Luigi Nono de sa Fabbrica illuminata. Alors la musique, mode possible de la pensée et du sujet politiques, signerait la fin de l’univocité du mode philosophique. Existe-t-il un lien entre art et ensemble des rapports de production ? Entre art et classe sociale ? Contenu révolutionnaire et qualité artistique coïncident-ils ? Face aux questionnements classiques de l’esthétique marxiste, surgit la nécessaire autonomie, nouvelle définition du politique, aux confins de son langage : dans quelle mesure l’œuvre est-elle être intrinsèquement politique ? Mais aussi dans quelle mesure le langage musical est-il distinct du politique ? Si celui-ci n’est pas intrinsèquement celui-là, celui-là n’est plus intrinsèquement homogène aux logiques du celui-ci. L’autonomie est simultanément l’acte fondateur et l’acte décisif de la multiplicité des langages en jeu. À l’heure où l’on va proclamant la fin des avant-gardes et de leurs idéaux de révolution permanente, sur le modèle du groupe en fusion, et où l’écoute régresse, sinon aliène volontiers, à l’heure où s’amoncellent les défiances à l’encontre du progrès historique, de la rationalité scientifique et de ses manifestations artistiques, sociales et politiques, où l’art se détourne de l’intellection et de la théorie à la faveur d’un spectacle pourtant refusé à nombre d’entre nous, et où la citation et la multiplicité des discours se font valeur suprême, affirmant les droits illusoirement subversifs d’une subjectivité murée dans son solipsisme, à l’heure enfin où sombrent les utopies et vacille l’universalisme, quel sens actif et réactif donner au lien musique / politique, à leur improbable synthèse, à leur indéfectible scission ?

Gianfranco Vinay (Université Paris VIII) : “Topie audio-visuelle et société du spectacle”
La “topie”, catégorie opposée à l’utopie, est devenue l’un des caractères marquants de la “société du spectacle” contemporaine. À partir de l’analyse d’un spectacle musical “hyper-topique” (El niño de John Adams), notre intervention mettra en évidence les équivalences socio-économiques entre quelques principes de l’“empire de l’écran” et la société de consommation actuelle : la temporalité du “présent permanent”, l’abolition de la “vision sonore” et la “distance”.

Peter Szendy (Université Marc-Bloch, Strasbourg) : “Da capo (révolution et répétition)”
À partir des propositions de Fellini (Prova d’orchestra) et de Resnais (On connaît la chanson), il s’agira d’interroger le problème de la répétition en musique : quelle est son œuvre ? De quelles forclusions a-t-elle fait l’objet (chez Schoenberg et quelques autres) ? Quel est son lieu, entre la dimension prépolitique de la “ mélodie obsédante ” et celle, politique, des hymnes au sens large ?

Esteban Buch (CRAL/EHESS, Paris) : “Lectures politiques de la technique sérielle”
“La série, écrivait Arnold Schoenberg en 1947, n’a aucun rapport avec la devise “Liberté, égalité, fraternité”, ni avec le bolchévisme, le fascisme ou tout autre doctrine totalitaire.” La forme négative de la déclaration rappelle que, à cette date, nombreux sont ceux qui veulent entendre dans la technique sérielle une dimension politique - une tendance qui se prolongera dans certaines discussions suscitées par le sérialisme intégral. Cette communication sera consacrée à poser quelques repères historiques de cette idée, et à s’interroger sur ses présupposés et ses conséquences.

Laurent Feneyrou (CNRS) : “Un cas de censure musicale : Johann Faustus”
Peu avant la Seconde Guerre mondiale s’opposèrent deux conceptions du réalisme. Selon Lukács, la totalité ininterrompue est décisive si l’artiste recherche une représentation de la réalité effective, enchevêtrée, mais close, cohérente et objectiviste. Inversement, Eisler saisit la nécessaire discontinuité révolutionnaire du réalisme, ses brisures et ses interpolations, contre le thuriféraire fasciste du continuum. Cette tension entre les deux réalismes se manifesta à nouveau dès l’après-guerre. Face aux thèses de Jdanov, Walter Ulbricht menait en RDA une politique où l’union de la classe ouvrière et des intellectuels était recherchée à travers la lecture des classiques, et notamment celle du Faust de Goethe. Johann Faustus de Hanns Eisler, dont l’interdiction du livret en 1953 sera le thème de notre intervention, finalisera a contrario les fondations culturelles de l’Allemagne de l’Est.

Nicolas Donin, musicologue : “Frontières politiques de la musique contemporaine : l’école polonaise des années soixante et sa réception française”
Stabilisée par des marques stylistiques originales communes à ses principaux représentants, et par des circuits institutionnels assez bien définis (le festival Automne de Varsovie en particulier), l’“école” polonaise des années soixante a toujours été présentée comme un groupe alors même qu’on percevait l’hétérogénéité de ses membres pionniers. Un tel phénomène présente de singulières analogies avec la montée en puissance des écoles nationales du xixe siècle dans l’Europe musicale. Nous essaierons de montrer comment la réception de la “nouvelle école polonaise” réactive ou rejoue des mécanismes mis en place dans le contexte du nationalisme au siècle précédent.

Pierre-Albert Castanet (Université de Rouen) : “Les affaires culturelles de la France en 1968 : la part de la musique”
La fin des années soixante et le début de la décennie suivante ont traversé ce que Jean-Paul Aron a appelé “l’âge écologique, troisième figure d’ascèse d’une civilisation frigorifiée, la première consistant dans la narcose des sentiments pour l’œuvre d’art […], la seconde […] dans l’abdication par l’intellectuel de son confort de classe, la dernière dans un refus du monde actuel à coups de musique et de drogue, d’exil et d’ésotérisme communautaire”. Suivant l’adage d’Eugène Ionesco, qui déclara fièrement que “l’avant-garde, c’est la liberté”, la panoplie de l’avant-gardiste soixante-huitard a alors contenu quelques artifices infaillibles se rapportant à l’ordre moral, religieux, mais aussi philosophique et socio-culturel. Quelle place institutionnelle fut dans ce contexte celle de la musique ?

Brice Pauset, compositeur : “De la technologie sans technique”
Il sera question de la signification, plutôt que des effets, de l’utilisation dans le cadre de la musique des moyens technologiques les plus récents. Ces moyens technologiques seront analysés non seulement en regard des fonctionnalités (musicales entre autres) qu’ils promettent, mais également en tant que phénomènes d’instanciation de possibles résurgences archaïques (thématique du pouvoir, mythologies…). Il sera utile enfin de discerner la part véritable de la technique comme mode d’engendrement dans la matérialité des instruments technologiques.

Table ronde conclusive.

Un ouvrage contenant les actes de ce colloque et d'autres textes paraîtra
dans le courant du premier trimestre 2005.

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1/ - Introduction Marianne Lyon - 3'58 (0,7 Mo)
2/ - Gianfranco Vinay : Topie audio-visuelle et société du spectacle - 19'24 (3,43 Mo)
3/ - Questions/Réponses - 10'13 (1,8 Mo)
4/ - Peter Szendy : Da capo (révolution et répétition) - 32'26 (5,73 Mo)
5/ - Questions/Réponses - 14'43 (2,6 Mo)
6/ - Esteban Buch : Lectures politiques de la technique sérielle - 25'59 (4,6 Mo)
7/ - Questions/Réponses - 25'01 (4,42 Mo)
8/ - Laurent Feneyrou : Un cas de censure musicale : Johann Faustus - 40'13 (7,1 Mo)
9/ - Questions/Réponses - 2'17 (0,4 Mo)
10/ - Laurent Feneyrou : Intermède introductif - 21'08 (3,73 Mo)
11/ - Nicolas Donin : L’école polonaise des années soixante et sa réception française - 47'16 (8,35 Mo)
12/ - Questions/Réponses - 2'19 (0,41 Mo)
13/ - Pierre-Albert Castanet : Les affaires culturelles de la France en 1968 : la part de la musique - 40'13 (7,1 Mo)
14/ - Questions/Réponses - 5'17 (0,93 Mo)
15/ - Questions/Réponses - 5'02 (0,89 Mo)

1/ - Introduction Marianne Lyon - 3'58 (1,86 Mo)
2/ - Gianfranco Vinay : Topie audio-visuelle et société du spectacle - 19'24 (9,09 Mo)
3/ - Questions/Réponses - 10'13 (4,8 Mo)
4/ - Peter Szendy : Da capo (révolution et répétition) - 32'26 (15,21 Mo)
5/ - Questions/Réponses - 14'43 (6,9 Mo)
6/ - Esteban Buch : Lectures politiques de la technique sérielle - 25'59 (12,18 Mo)
7/ - Questions/Réponses - 25'01 (11,73 Mo)
8/ - Laurent Feneyrou : Un cas de censure musicale : Johann Faustus - 40'13 (18,85 Mo)
9/ - Questions/Réponses - 2'17 (1,07 Mo)
10/ - Laurent Feneyrou : Intermède introductif - 21'08 (9,91 Mo)
11/ - Nicolas Donin : L’école polonaise des années soixante et sa réception française - 47'16 (22,16 Mo)
12/ - Questions/Réponses - 2'19 (1,08 Mo)
13/ - Pierre-Albert Castanet : Les affaires culturelles de la France en 1968 : la part de la musique - 40'13 (18,86 Mo)
14/ - Questions/Réponses - 5'17 (2,48 Mo)
15/ - Questions/Réponses - 5'02 (2,36 Mo)

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autour du livre Cinquante ans de modernité musicale : de Darmstadt à l’Ircam, direction Marianne Lyon et François Nicolas

. le 9 octobre 2003 de 10h à 20h - Cdmc

Ce colloque voudrait prendre mesure de ce vaste ouvrage embrassant un demi-siècle de musique contemporaine, ouvrage dont le ton, le propos comme l’ampleur sont singuliers :
- Son ton est singulier : celui d’un témoin déclaré et direct, critique et engagé.
- Son propos ne l’est pas moins. Il est vertébré par cette thèse originale, soutenue avec constance : la musique de l’après-guerre se serait conformée à la prescription hégélienne que le concept commande à l’oeuvre, que l’idée précède le style...
- Son ampleur est inhabituelle : mille larges pages, rédigées par un seul homme brossant ainsi le portrait de cinquante ans de vie musicale ; l’entreprise est sans précédent...

Que penser de cette méthode, de ses résultats et des problèmes que nous lègue cette véritable somme ?

Que penser d’abord de cette manière de retracer l’histoire ?
- en témoin déclaré (manière pour le moins inhabituelle en musicologie où le ton "objectivant" est plutôt de rigueur) ?
- en traçant une trajectoire précise ("de Darmstadt à l’Ircam") et cohérente : l’époque brossée est dotée d’une colonne vertébrale qui gage la périodisation et fournit la référence permettant de prendre mesure des divers courants musicaux (par distance à cet axe principal et à son "noyau permanent") ?
- en privilégiant une courbe chronologique sur une recension encyclopédique (ici, pas de récollection se voulant neutre, a-hiérarchique et totalisante) ?

Que penser ensuite de ce que cet ouvrage nous dit de l’histoire récente de la musique contemporaine et, par là, de la situation musicale actuelle ? Quelles tâches et responsabilités ce livre lègue-t-il aux compositeurs, aux musiciens, aux musicologues ?
Ce qui rend possible cette histoire musicale, c’est la conviction circulant dans ce livre que quelque chose est désormais clos : le sérialisme ayant fait son temps, et tout son temps (le post-sérialisme n’ayant été que la phase ultime saturant l’hypothèse sérielle de l’intérieur d’elle-même), on peut désormais - on doit désormais... - en faire l’histoire et le bilan critique.

Au total, cette somme se nourrit d’une concordance exceptionnelle entre l’histoire personnelle de son auteur (il s’agit du monument de toute une vie de musicologue, au coeur de la musique contemporaine) et l’histoire d’une configuration musicale éminente (le sérialisme).
Tout ceci nécessite d’accueillir cet ouvrage avec une attention toute particulière.

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1/ - Introduction Marianne Lyon - 2'44 (0,48 Mo
2/ - Présentation François Nicolas - 11'20 (1,99 Mo)
3/ - Intervention de Béatrice Ramaut-Chevassus : « L’évolution musicale historique et ses marges… » - 27'08 (4,77 Mo)
4/ - Réaction de Célestin Deliège - 8'07 (1,43 Mo)
5/ - Intervention de Nicolas Darbon : « Sur le concept de complexité… » - 31'56 (5'61 Mo)
6/ - Discussion François Nicolas / Nicolas Darbon - 6'53 (1,21 Mo)
7/ - Réaction de Célestin Deliège - 8'39 (1,52 Mo)
8/ - Intervention de François Nicolas - 20'03 (3,52 Mo)
9/ - Intervention de François Nicolas (suite) - 8'28 (1,49 Mo)
10/ - **Réaction de Célestin Deliège** - 2'29 (0,44 Mo)
11/ - Intervention de Danielle Cohen-Levinas : « Pressentir l’histoire : une lecture à contretemps » - 16'47 (2,95 Mo)
12/ - Discussion François Nicolas / Danielle Cohen-Levinas / Célestin Deliège - 8'25 (1,48 Mo)
13/ - Jean-Baptiste Barrière : « Quand un musicologue analyse analyse la recherche musicale » - 21'42 (3,08 Mo)
14/ - Réaction de Célestin Deliège - 13'10 (2,31 Mo)
15/ - Jean-Jacques Nattiez : « Les enjeux épistémologiques d’une musicologie critique » - 44'09 (7,76 Mo)
16/ - Réaction de Célestin Deliège - 10'37 (1,86 Mo)
Table ronde
17/ - Hugues Dufourt - 14'37 (2,57 Mo)
18/ - **Réaction de Célestin Deliège** - 4'54 (0,86 Mo)

1/ - Introduction Marianne Lyon - 2'44 (1,28 Mo
2/ - Présentation François Nicolas - 11'20 (5,29 Mo)
3/ - Intervention de Béatrice Ramaut-Chevassus : « L’évolution musicale historique et ses marges… » - 27'08 (12,66 Mo)
4/ - Réaction de Célestin Deliège - 8'07 (3,79 Mo)
5/ - Intervention de Nicolas Darbon : « Sur le concept de complexité… » - 31'56 (14,9 Mo)
6/ - Discussion François Nicolas / Nicolas Darbon - 6'53 (3,21 Mo)
7/ - Réaction de Célestin Deliège - 8'39 (4,04 Mo)
8/ - Intervention de François Nicolas - 20'03 (9,35 Mo)
9/ - Intervention de François Nicolas (suite) - 8'28 (3,95 Mo)
10/ - **Réaction de Célestin Deliège** - 2'29 (1,16 Mo)
11/ - Intervention de Danielle Cohen-Levinas : « Pressentir l’histoire : une lecture à contretemps » - 16'47 (7,83 Mo)
12/ - Discussion François Nicolas / Danielle Cohen-Levinas / Célestin Deliège - 8'25 (3,92 Mo)
13/ - Jean-Baptiste Barrière : « Quand un musicologue analyse analyse la recherche musicale » - 21'42 (10,13 Mo)
14/ - Réaction de Célestin Deliège - 13'10 (6,15 Mo)
15/ - Jean-Jacques Nattiez : « Les enjeux épistémologiques d’une musicologie critique » - 44'09 (20,60 Mo)
16/ - Réaction de Célestin Deliège - 10'37 (4,96 Mo)
Table ronde
17/ - Hugues Dufourt - 14'37 (6,82 Mo)
18/ - **Réaction de Célestin Deliège** - 4'54 (2,29 Mo)

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Dans le cadre du Festival Max Deutsch

. le 22 novembre 2002 de 9h30 à 17h - Cdmc
Placé sous la présidence de Heinz-Klaus Metzger (Allemagne).
Intervenants : Eric Denut (musicologue, France), Winfried Schneider (journaliste, Autriche), Gérard Condé (compositeur, critique, France), Luis de Pablo (compositeur, Espagne), Albrecht Betz (musicologue, Allemagne).
Deux tables rondes : Max Deutsch dans l'histoire de la musique du xxe siècle ; Trente ans d'enseignement : l'héritage de Max Deutsch au travers de ses élèves.

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1/ - Présentation de Marianne Lyon - 2'11 (0,26 Mo)
2/ - Introduction d'Amaury du Closel - 5'15 (0,62Mo)
3/ - Heinz-Klaus Metzger : les relations entre M. Deutsch et Schönberg - 19'47 (2,32 Mo)
4/ - Winfried Schneider : Max Deutsch, une esquisse biographique - 43'52 (5,14 Mo)
5/ - Heinz-Klaus Metzger : Max Deutsch pédagogue - 27'22 (3,21 Mo)
6/ - Eric Denut : Max Deutsch, compositeur : la voie expressive - 32'25 (3,8 Mo)
7/ - Albrecht Betz : Max Deutsch et Hanns Eisler, deux élèves de Schönberg - 18'41 (2,19 Mo)
8/ - Gérard Condé : Max Deutsch, une pédagogie de la diversité - 25'26 (2,98 Mo)
9/ - Luis de Pablo : une expérience personnelle auprès de Max Deutsch - 23'59 (2,81 Mo)

1/ - Présentation de Marianne Lyon - 2'11 (1,03 Mo)
2/ - Introduction d'Amaury du Closel - 5'15 (2,46 Mo)
3/ - Heinz-Klaus Metzger : les relations entre M. Deutsch et Schönberg - 19'47 (9,28 Mo)
4/ - Winfried Schneider : Max Deutsch, une esquisse biographique - 43'52 (20,56 Mo)
5/ - Heinz-Klaus Metzger : Max Deutsch pédagogue - 27'22 (12,83 Mo)
6/ - Eric Denut : Max Deutsch, compositeur : la voie expressive - 32'25 (15,20 Mo)
7/ - Albrecht Betz : Max Deutsch et Hanns Eisler, deux élèves de Schönberg - 18'41 (8,76 Mo)
8/ - Gérard Condé : Max Deutsch, une pédagogie de la diversité - 25'26 (11,93 Mo)
9/ - Luis de Pablo : une expérience personnelle auprès de Max Deutsch - 23'59 (11,24 Mo)

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